La Banque mondiale prévoit un ralentissement de la croissance mondiale à 2,5% en 2026
Dans son rapport de juin 2026, la Banque mondiale anticipe un net ralentissement de la croissance mondiale, qui passerait de 2,9% en 2025 à 2,5% en 2026, dans un contexte marqué par des incertitudes accrues et un essoufflement généralisé.
© UnsplashUn essoufflement généralisé de l'économie mondiale
L'économie mondiale entre dans une nouvelle période d'incertitude, selon le rapport Global Economic Prospects publié en juin 2026 par la Banque mondiale. L'institution financière prévoit une croissance mondiale de 2,5% pour cette année, contre 2,9% en 2025, confirmant un ralentissement significatif de l'activité économique.
Ce recul témoigne d'un essoufflement qui touche particulièrement les économies émergentes et en développement, affectées par les chocs économiques globaux.
Des divergences avec les prévisions du FMI
Les projections de la Banque mondiale contrastent avec celles du Fonds monétaire international (FMI), qui table sur une croissance mondiale plus optimiste de 3,1% en 2026. Cet écart de perspectives reflète les incertitudes persistantes qui pèsent sur l'économie mondiale.
Les tensions géopolitiques, les politiques monétaires restrictives et les chocs économiques ont dominé les discussions lors des Réunions de printemps 2026 du FMI et de la Banque mondiale, organisées à Washington.
L'Afrique subsaharienne face à une légère décélération
Pour l'Afrique subsaharienne, la Banque mondiale anticipe une croissance de 4,0% en 2026, marquant une légère décélération. L'institution prévoit toutefois un rebond à 4,4% en 2027.
Le FMI se montre légèrement plus optimiste pour la région africaine, avec une projection de 4,1%. Selon l'institution basée à Washington, plusieurs économies africaines devraient afficher une expansion d'au moins 6%.
La dette africaine au cœur des préoccupations
La question cruciale de la dette africaine reste au centre des préoccupations des institutions financières internationales. Le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) figurent parmi les principaux créanciers du continent, posant la question de la soutenabilité de l'endettement dans un contexte de ralentissement économique global.





